5. Droits et dignité pour toutes et tous

La justice sociale:

Depuis 20ans, les politiques libérales ont accru les inégalités sociales, détruit les emplois, cassé les services publics, démantelé le code du travail, le tout au profit des actionnaires du CAC40.
Pour rompre avec cette politique de chômage et de précarité qui touche majoritairement les femmes, des mesures immédiates sont nécessaires : mettre fin aux temps partiels subis, relocaliser les activités et les emplois, sécuriser le statut professionnel des salariés, répartir autrement les richesses, défendre les revenus (SMIC à 1500 euros net et 300 euros d'augmentation des minima sociaux), renforcer les services publics dans l'éducation, la santé, la petite enfance, la culture, l'environnement, développer l'économie sociale et solidaire, taxer les revenus du capital. Voilà ce que nous proposons pour inverser la tendance.





Les quartiers populaires:

Celle et ceux qui gouvernent n'ont pas tiré les leçons de la révolte des jeunes dans les banlieues pas plus que celles et ceux qui veulent gouverner à leur place. Nous voulons que l'égalité des droits soit garantie pour chacune et chacun, quels que soient sont sexe, son age, sa culture, son origine, sa nationalité, sa religion, son orientation sexuelle, son handicap, son apparence physique. La lutte contre les racismes et ses conséquences discriminatoires est une obligation de l'Etat.

- Retour des services publics dans les quartiers populaires urbains et ruraux.
- Création d'un service public de l'habitat, réquisition des logement vacants, blocages des loyers, construction de 120000 logements sociaux par an.
- Contrôle citoyen sur la rénovation des quartiers.
Assurer une véritable égalité entre les hommes et les femmes.
- Abrogation des lois sécuritaires, arrêt des violences policières et des rafles de sans-papiers, dissolution de la brigade anti-criminelle (BAC).

« L'avenir du pays tout entier passe par les quartiers populaires délaissés depuis de trop nombreuses années. Ces territoires avaient dès lors plus besoin que d'autres d'une candidature unitaire afin de porter un projet de transformation sociale. Elu de cette banlieue, je suis convaincu que José est le seul candidat à incarner sa diversité et ces révoltes. Il s'engage comme je le souhaite, à ne plus faire « au nom de » mais « avec ». C'est je crois, ce qui fait la force et la singularité de cette candidature. » Patrick Braouezec, Député communiste.
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# Posté le lundi 26 février 2007 12:05

Modifié le mercredi 18 avril 2007 18:51

6. Une France anti-libérale

6. Une France anti-libérale
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Les politiques libérales, le règne de la finance et les logiques productivistes mettent aujourd'hui en péril notre maison commune : la terre. Il est temps de changer les types de croissance, de production et de consommation.
Un nouveau modèle de développement est possible.
L'économie sociale et solidaire, en rupture avec l'approche libérale, prouve que la production de biens et services peut échapper à la logique du profit. Elle permet le contrôle démocratique de l'outil de production, le développement de services socialement et environnementalement utiles, le commerce équitable et l'épargne solidaire.
Le vivant, l'eau, les ressources naturelles, la santé ne sont pas des marchandises mais des biens communs de l'humanité qui devraient échapper au principe de la libre concurrence.

« Il est insensé que 1,5 milliard d'êtres humains n'est pas accès à l'eau potable quand il faudrait seulement 11 milliards de dollars pour résoudre cette question vitale, soit 1% de ce qui est dépensé pour les bombes et autres engins de mort et de destruction. La réduction des budgets militaires permettrait de consacrer ces sommes pour fournir de l'eau potable et l'assainissement à chaque être humain. ». Gilles Lemaire, Ecologiste

# Posté le lundi 26 février 2007 12:06

Modifié le mercredi 18 avril 2007 18:15

7. Une France sociale, solidaire, écologiste, anti-raciste et féministe.

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"La France n'a jamais été aussi inégalitaire.

Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.

Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l'insécurité sociale. Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d'être candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche. J'ai décidé d'accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d'union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.

Je ne suis pas le candidat d'un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.

J'appelle aujourd'hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

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Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy.

Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d'aller encore plus loin dans la voie d'une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services public, de la suppression de fait de l'impôt sur les fortunes, de l'insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris contre les agents des services publics. C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.

Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu'une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.

Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d'un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et, démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.

***

Notre projet est le fruit d'une expérience et d'une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d'un travail collectif sans équivalent qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale et qui a fait l'objet de textes adoptés les 10 septembre et 15 octobre de l'an passé. Il n'est pas le résultat d'une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d'ordre juste. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu'ils se réapproprient l'exercice du pouvoir.

Premièrement, nous voulons l'élaboration d'un plan d'urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d'emplois, d'imposer une stricte réglementation des licenciements et d'instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d'une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C'est l'exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C'est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l'actionnariat.

Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C'est à la redéfinition du type de croissance, de production, d'échange et de consommation qu'il faut s'atteler. Il faut s'attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l'humanité mettent la planète en péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu'il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.

Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires - quelles que soient leurs origines et leurs croyances - ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l'égalité et à la dignité. Il n'est pas acceptable que l'accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, au logement leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu'ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.

Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c'est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu'on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.

Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d'en finir avec le régime de la Ve République. C'est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu'elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.

Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n'accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l'Union, au second semestre 2008, est l'occasion de porter plus largement l'exigence d'un tel changement.

Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l'équité pour les départements et territoires d'outre-mer et leur laisser le choix de l'autodétermination,

Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l'exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous contribuerons avec les pays du Sud à mettre fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l'origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l'humanité dont l'eau.

Enfin, parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis-à-vis des enfants et des proches dépendants, parce qu'elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu'elles soient les premières bénéficiaires de l'amélioration de nombreux services publics, de la priorité accordée à un service public de la petite enfance et des mesures contre le chômage et la précarité. L'objectif de l'égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions, Il est grand temps d'en faire une réalité.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d'assumer une véritable transformation sociale.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l'unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire.
"

# Posté le lundi 26 février 2007 12:06

Modifié le samedi 03 mars 2007 22:12

8. 2002 ; José Bové

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# Posté le lundi 26 février 2007 12:07

9.Janvier 2007, les signatures

9.Janvier 2007, les signatures
Bové candidat

Appel national lancé par « les électrons libres » :

Le 6 janvier 2007, nous avions lancé l'appel "José Bové peut et doit être le candidat de l'alternative à gauche !". Le 1er février, nous étions déjà 35000 à l'avoir signé. Ce matin, à 11 heures, José Bové a déclaré officiellement sa candidature à la Présidence de la République.
Résistons ensemble !!!
Un immense espoir est né le 29 mai 2005 : la majorité de la gauche française a dit « Non » au projet libéral de constitution européenne. Cette majorité va-t-elle manquer le rendez-vous de 2007 et laisser le champ libre aux battus de 2005 ? La logique du « chacun pour soi » l'emportera t-elle finalement sur l'aspiration unitaire qui n'a cessé de grandir et de s'exprimer dans le mouvement des collectifs ?
Nous ne pouvons pas nous résigner à ce gâchis historique.
Il est encore temps d'éviter ce scénario-catastrophe si nous nous rassemblons autour de la seule candidature qui peut encore porter notre projet commun dans la bataille de l'élection présidentielle : celle de José Bové.
José Bové est dans notre pays la principale figure de la résistance populaire à la mondialisation libérale. Il est l'un des acteurs de premier plan de cette résistance à l'échelle internationale. Connu de tous nos concitoyens pour ses combats de militant syndical et altermondialiste, il est l'un des plus à même de faire entendre et partager au plus grand nombre nos propositions pour en finir avec le chômage, la précarité, la misère, le pillage et la destruction de la planète.
Il peut ainsi être le trait d'union entre tous ceux qui veulent que ça change vraiment. Un trait d'union entre les différents courants politiques de la gauche antilibérale. Un trait d'union entre ces courants politiques et le mouvement social, associatif, citoyen et altermondialiste qui s'est affirmé sur la scène publique ces dernières années. Un trait d'union entre les exigences sociales, écologiques et démocratiques qui ont convergé dans le « Non » en 2005.
José Bové s'est depuis longtemps déclaré disponible pour être le candidat de notre rassemblement.
Nous pensons qu'il doit l'être. Non pour ajouter de la division à la division, mais pour retrouver ensemble le chemin de l'union et de l'espoir et poursuivre l'expérience précieuse de centaines de collectifs unitaires.
Nous voulons l'unité de la gauche antilibérale, alternative, solidaire et écologique. Pour tous ceux qui souffrent de l'injustice et de la régression sociale. Pour ceux qui n'en peuvent plus des bas salaires et des petits boulots précaires. Pour tous les laissés pour compte, les sans emploi, les sans logis, les sans-papiers. Pour les jeunes qui galèrent. Pour tous ceux qui ont peur du lendemain. Pour répondre à l'attente de ceux qui risquent de se tromper de colère ou de baisser les bras...
C'est vital et c'est urgent.

# Posté le lundi 26 février 2007 12:07

Modifié le mercredi 28 mars 2007 20:40